-46~- sur notre littérature, me l'ont signifié sous une forme bien inattèndue un'caricaturiste.de là-bas a imaginé de me repré- senter faisant des qrimaces, des contopsions devant une glace et les notant sur le papier. Heureusement, je ne me suis pas ému* de ces critiques. Afon livre viendra, malgré tout, en .son,. temps (1). tM;a même maladie Aubeyet~nousA laissé~outfe*des des- criptions exactes à en frissonner comme celles précédemment citées, une très curieuse étude de « Psychologie mondaine H. Narquois et acéré, il note la sympathie première de l'entou- rage pour le débutant en ces interminables douleurs, l'indufé- rence finale de taus pour ces dénoûments funèbres ~Mt on~ < /o~Met
« II prenait d'ailleurs plaisir à conter toutes ses angoisses-
devant'Ie moindre mouvement à faire, le transport de sa chaise
à son lit, le plus petit choc prenant tout le suraigu douloureux
d'une opération chirurgicale, et ses terreurs, chaque soir, de-
vant la nuit qui venait, et le besoin impérieux, apeuré, qu'il
avait de ce tic-tac d'une pendule » (2).
~.a neurasthénie à forme cérébrale, pour être d'allure moins f Y,
suppliciante, est tout aussi féconde. Elle a présidé, de l'aveu
formel des de Goncourt, à la genèse douloureuse de leur œuvre
totale; et c'est peut-être son originalité, écrivait Edmond à
Zola, au lendemain de la mort de son frère, « que ces peintures
de la maladie, nous les avons tirées de nous-mêmes, et qu'à
force de nous détailler, de nous étudier, de nous ~disséquer,
nous- sommes arrivés à une sensibilité supra-aiguë que bles-
saient les infiniment petits de la vie. Je dis nous, car, quand
nous avons fait CAa?'7M De~:at//y. j'étais plus'malade que'lûi.
Hélas! il a pris la corder depuis. Charles Demaillyl C'est bien
singulier, écrire son histoire quinze ans d'avance Cette histoire~
cependant, n'a pa$ été, Dieu merci, tout à fa~t aussi horrible o (3).
(i) CAtWt. médicale, 15 Mv. 1896, p. 103.
(2)C!MeHe,Fte~ParM,188e.p.445-446.
"(3)'CXro!M$M~M