–'3S rauques ou lointaincs,*Nairer des relents de cadavre, se péaé-, trer enfin de tout ce cortège lamentable et mesquin d la souf- france vulgaire toutes choses auprès desquelles, avons-nous.dit, !e'professionnel ne peut rester. indiN'érent que parce qu'il les regarde, mais ne les voit pas (1). t` Sur la. recommandation de Flaubert, les frères de Concourt purent fréquenterquelquêtempsie service de Vetpeaaà laCba- rite, y faire des études sur « le vrai, le vif, le saignant M (2). Leurs débuts furent, comme ceux de tous les novices, marqués de ce « petit trouble qui met le cœur mal l'aise ». Mai% ils se raidirent, suivirent la visite avec pourtant « un sentiment de la rotule dans les genoux et du froid dans la moelle des tibias. » (3). La pénible impression pèrsista longtemps. « C'est affreux, cette odeur d'hôpital qui vous poursuit. Je ne sais si'c'ést réel ou une imagination des sens, mais sans cesse il nous faut nous laver les mains. Et les odeurs- mêmes que nous mettons dans l'eau prennent, il nous semble, cette fade et nauséabonde. odeur de cérat.Il nous faut nous arracher de l'hôpital et de ce qu'il laisse en vous, par quelque distraction violente » (4). Cette réaction au contact de la réalité dolente, est surtout l'apanage des sincères, des vibrants, des profonds artistes. « Lorsqu'on est empoigné de cette façon, lorsqu'on sent ce dra- matique vous remuer ainsi dans~la tête, et les matériaux -de votre œuvre vous faire si frissonnant; combien le petit succès du jour vous est inférieur, et comme ce n'est pas à cela que vous. visez, mais bien à réaliser ce que vous avez perçu avec l'âme et les yeux » (5). Çe dernier desideratum n'est plus~Iu tout -celui-d'Hector Malot dont les procédés de .documentation, évidemment dit meilleur (i)V.ptashtut,p.22. (2) Ed. et J~ de Concourt, Une visite ).a Chanté, Chronique médicale, 1896~' l~MÛt. (3)JT&M.. ~)7A!d. (5)7tM.