D'UN VOYAGEUR. 47 Sta baveta che te zogola Sui caveli inbovolai, No ie torbia de la polvere Dele rode e dei cavai. Sto remeto che ne dondola Insordirne no se sente Come i sciocbi de la seurla, Goniè i ntli da la tente. Tt xe bella, ti ae sotene, Ti xe fresca come un fior; Vien per tnh le so lagreme,. Ridi adeso e fa l'amor. Ip conchiglia i greci, Venere, Se sognava un altro di; Forse, visto i aveva in gondola Una bêla come ti. La nuit étàit si calme et l'eau s' sonore, que j'entendis la dernière strophe distinctement, quoique les sons n'arri- vassent plus à mon oreille que comme l'adieu mystérieux d'une âme perdue dans l'espace. Quand je n'entendis plus rien, je regrettai de ne pas être avec eux. Mais je m'en con- solai en me disant que, si j'y étais allé, je serais déjà en train de m'en repentir. Il y a des jours où il est impossible de vivre a\ ec son semblable, tout porte au spleen, tout tourne au suicide; et il n'y a rien de plus triste au monde, et surtout de plus ri- dicule, qu'un pauvre diable qui tourne autour de sa dernière heure, et qui parlemente avec elle pendant des semaines et des années, comme l'homme de Shakspeare avec la ven- geance. Les gens s'en moquent. Ils sont autour de lui à la regarder et à crier comme les spectateurs d'un saltimbanque maladroit qui hésite à crever le ballon. r sautera 11 ne sautera pas! Les hommes ont raison de rire au nez de celui qui ne sait ni les quitter ni. les supporter, qui ne veut pas