*6 LETTRES passionner, et qui resSemble à une odalisque paresseuse qui lève peu à peu son voile et finit par le jeter pour s'élancer blanche et hue dans son bain parfumé ou pUttÔt à un sylphe qui dort dans la brume embaumée du crépuscule, et qui dé- ploie peu ft pëU ses ailes pour monter avec le soleil dans un ciel embrasé. Chante, Beppa, chante, et éloigne-toi. Dis à tes amis d'agiter les rames comme les ailes d'un oiseau des mers, et de l'emporter dans ta gondole comme une blanche Léda dur Ib dos brun d'un cygne ft&uvage. Va, romanesque Iillé, passe et chante; mais sache que la brise soulèvé les plis de fil. mantille dé dentelle noire, et qnncéttu rosé, raysté- rtètiséttaëiit tâchée dans tM cheveux par là main de ton amant, va 8*éBeuillef si tu n'y prends garde. Ainsi s'envole l'amour, Beppa, quand on le croit bien gardé dans Id cœur de celui qu'on !lime. Adieu maussttde me cria-t-elle je te fais le plaisir de ? quitter; mais, pour te punir, je chanterai en dialecte, et tu n'y comprendras rien. le souris de cette prétetition dé Bëppa d'ériger son patois en langue inintelli- gible à de9 oreilles françaises. J'écoutai la barcarolle qui vraiment était écrite dans les plus doux mots dé ce gentil paelér vénitien, fait, a ce qu'il me semble, pour la bouche des enfants. Coi pensieri malinconici No te star à tormentitt. Vieii bon mi, montemô in gondola, Andréino in meto al mar. Pasaremo i porti e l'isole Che contorna la cita El sol more senti nuyolo E la lnn» nascarà. Co, spandendo el lane palido Sorà l'aqua inanealada La se speeia e la se cocola Come doua inamorada.