Close
Please type your search term
Close
Home Consultation

Full record

Fermer

Title : Lettres d'un voyageur (Nouv. éd.) / par George Sand

Author : Sand, George (1804-1876)

Publisher : Michel-Lévy frères (Paris)

Date of publication : 1857

Subject : Vénétie (Italie) -- Descriptions et voyages -- 19e siècle

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 1 vol. (VIII-344 p.) ; in-18

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k1061085

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, K-13680

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31293770j

Description : Collection : Collection Michel-Lévy

Provenance : bnf.fr

Close
First page Previous page
Pagination
Next page Last page (Screen 32 / 356)
Download / Print
Fermer la popin

Download

You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

Choose format :
PDF
JPEG (Only the current page)
txt


Choose to download:
full document
a portion of this document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions dutilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Close
Contribute

Report an anomaly

Want to report an anomaly on the following document :

Title : Lettres d'un voyageur (Nouv. éd.) / par George Sand

Author : Sand, George (1804-1876)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1061085/f32


Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


Nature of the problem :

Wrong bibliographic data

Inconsistency between bibligraphic data and document posted

Blurred and truncated images

Incomplete Document or missing pages :

Incorrect or incomplete table of contents

Download problem

Unavailable Document

zoom

OCR/text

audio mode

Full Screen

other (please specify in comments)

Other (please specify in comments)


Comments :



Please leave us your email so we can respond :


Please copy the characters you see in the picture

The text doesn't conform to the displayed image

Close
Commander
Fermer la popin

Commander

This document may be reproduced identically by visiting the following associate site(s):
TheBookEdition IkiosqueEdilivre

Order a copy

Close
Help

Send by e-mail

Fermer
A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
Close

Search module

Click here to toogle the search panel

Search results

Search this document

The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

The recognition rate for this document is 99.75 %.



20 LETTRES

rire avec tant de froideur et d'amertume, nue les larmes
me vinrent aux yeux, et que je me relevai pour ne plus
la voir. Je restai debout sur la roche. Le froid me gagna
peu à peu. Il me sembla que, moi aussi, je me pétrifiais.
Il me revint à la mémoire je ne sais quel fragment d'un
livre inédit. « Toi aussi, vieux Jacques, tu fus un marbre
c solide et pur, et tu sortis de la main de Dieu, fier et sans
« tache, comme une statue neuve sort toute blanche de l'ate-
« lier, et monte sur son piédestal, d'un air orgueitteux. Mais
« te voilà rongé par le temps, comme une de ces allégories
Il usées qui se tiennent encore debout dans les jardins aban-
« donnés. Tu décores très-bien le désert; pourquoi sembles-
« tu t'ennuyer de la solitude? Tu trouves l'hiver rude et le
temps long t Il te tarde de tomber en poussière et de ne
« plus dresser vers le ciel ce front jadis superbe que le vent
« insulte aujourd'hui, et sur lequel l'air humide amasse une
« mousse noire semblable à un voile de deuil. Tant d'orages
«ont terni ton éclat que ceux qui passent; par hasard, à tes
fi pieds ne savent plus si tu es d'albâtre ou d'argile sous ce
Il crêpe mortuaire. Reste, reste dans ton néant, et ne compte
« plus les jours. Tu dureras peut-être longtemps encore,
« misérable pierre 1 Tu te glorifiais jadis d'être une matière
« dure et inattaquable; à présent tu envies le sort du roseau
desséché qui se brise les jours d'orage. Mais la gelée fend
« les marbres. Le froid te détruira, espère en lui.
Je sortis de la grotte, accablé d'une épouvantable tris-
tesse, et je me jetai plus fatigué qu'auparavant à la place
j'avais dormi. Mais le ciel était si pur, l'atmosphère si bien-
faisante, le vallon si beau, la vie circulait si jeune et si
vigoureuse dans cette riche nature printanière, que je me
sentis peu à peu renaître. Les couleurs s'éteignaient et les
contours escarpés des monts s'adoucissaient dans la vapeur
comme derrière une gaze bleuâtre. Un dernier rayon du
couchant venait frapper la voûte de la grotte et jeter une
frange d'or aux mousses et aux scolopendres dont elle est

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, K-13680

Share

Permalink on this document

Permalink on this page
Embeddable widget

Embeddable thumbnail
Send by e-mail

Blogs and social networks

Add to your collection

null null null
Close