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Titre : Un souvenir de Solférino / par J.-Henry Dunant

Auteur : Dunant, Henry (1828-1910). Auteur du texte

Éditeur : J.-G. Fick (Genève)

Date d'édition : 1862

Sujet : Secours aux militaires blessés ou malades en temps de guerre -- 19e siècle

Sujet : Bataille de Solferino (1859)

Sujet : Italie -- 1859 (Guerre contre l'Autriche) -- Soins médicaux

Notice d'oeuvre : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb120159997

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb340856620

Type : monographie imprimée

Langue : français

Format : 115 p. : carte ; in-8

Format : Nombre total de vues : 118

Description : [Un souvenir de Solférino (français)]

Description : Récits personnels

Droits : Consultable en ligne

Droits : Public domain

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1060754

Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, RES-LH5-983

Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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la maison, sans qu'on pût l'en empêcher, le pauvre enfant à qui cet acte de brutalité occasionna une surdité dont il a souuert toute sa vie.

Dans l'un des hôpitaux de Milan, un sergent des zouaves de la garde, à la figure énergique et nère, qui avait été amputé d'une jambe, et avait supporté cette cruelle opération sans proférer une seule plainte, fut saisi, peu de temps après, d'une profonde tristesse, quoique son état s'améHorât et que sa convalescence fit des progrès satisfaisants cette tristesse, qui augmentait de jour en jour, demeurait donc inexplicable. Une sœur de charité ayant même surpris des larmes dans ces yeux qui n'avaient peut-être jamais pleuré, elle le pressa de tant de questions qu'it finit par avouer à la bonne religieuse qu'il était le seul soutien de sa mère âgée et infirme, et que lorsqu'il était bien portant, il lui adressait chaque mois cinq francs, fruit des économies qu'il faisait sur sa paie; il se voyait actuellement dans Fimpossibitité de lui venir en aide, et elle devait être alors dans un très-grand besoin d'argent, puisqu'il n'avait pu lui envoyer sa petite rente habituelle. La sœur de charité, touchée de commisération, lui donna une pièce de cent sous dont la valeur fut aussitôt expédiée en France; mais lorsque la comtesse T. qui avait pris intérêt à ce brave et digne soldat, et qui avait été informée de la cause de sa tristesse extraordinaire, voulut lui remettre une légère somme pour sa mère et pour lui-même, il se refusa à l'accepter et il répondit à cette dame en la remerciant « Gardez cet ar-