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Titre : Un souvenir de Solférino / par J.-Henry Dunant

Auteur : Dunant, Henry (1828-1910). Auteur du texte

Éditeur : J.-G. Fick (Genève)

Date d'édition : 1862

Sujet : Guerre -- Secours aux malades et blessés -- 19e siècle

Sujet : Solferino, Bataille de (1859) -- Récits personnels

Sujet : Italie -- 1859 (Guerre contre l'Autriche) -- Soins médicaux

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 115 p. : carte ; in-8

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 118

Description : [Un souvenir de Solférino (français)]

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1060754

Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, RES-LH5-983

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb340856620

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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et ancien maire de Bordeaux, et qui, possesseur d'une très-grande fortune, était venu spontanément en Italie dans le but unique d'y être utile aux soldats blessés. Je fus assez heureux pour faciliter à ce noble philanthrope son départ pour Brescia pendant la première quinzaine de juillet la confusion et l'encombrement furent tels à la gare de Porta Tosa, où je l'accompagnai, qu'il était d'une difficulté inouie de parvenir jusqu'aux wagons; malgré son âge, sa position et son caractère officiel (car il venait, si je ne me trompe, d'être chargé par l'Adminïstration française d'une mission toute charitable), il ne pouvait réussir à obtenir une place dans le train où il devait monter. Ce petit incident peut donner une idée de l'affluence énorme qui obstruait la gare et ses abords. Combien de faits intéressants resteront toujours inconnus Un beau trait est celui d'un autre Français, presque sourd, qui, lui aussi, avait franchi trois cents lieues pour venir soigner ses compatriotes, et qui, arrivé à Milan,voyant les blessés autrichiens à peu près délaissés, se consacra plus spécialement à eux et chercha à leur faire tout le bien possible, en échange du mal que lui avait fait, quarante-cinq ans auparavant, un officier autrichien dans l'année i8i4, alors que les armées de la Sainte Alliance avaient envahi la France, cet officier, ayant dû prendre logement chez les parents de ce Français qui, tout jeune à cette époque, se trouvait atteint d'une ma-