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M TUNIS ET CARTHAGE.

misérables taudis d'autres Européens ne vou-
draient pas se loger. Ils sont très-zélés catholiques
et portent le costume européen, mais c'est tout ce
qu'ils ont de commun avec les autres chrétiens. Pour
tout le reste, ils font bande à part et se rapprochent
plus desArabes, quoiqu'ils les détestent cordialement;
ils sont aussi arriérés qu'eux en fait de civilisation
leur vie est tout aussi simple, leurs besoins presque
nuls, leur travail bon marché ils ne l'emportent sur
eux que par les mœurs et l'amour du travail. Ils
parlent un dialecte arabe, compris des indigènes, ce
qui rend leurs rapports avec eux bien plus aisés que
pour les autres chrétiens. Ces ressemblances s'expli-
quent par la longue durée de la domination musul-
mane dans t'Ue de Malte; on prétend qu'une bonne
partie des Maltais sont de race arabe on conçoit dès
lors qu'ils ne diffèrent des enfants d'Ismaël que par
la religion et le costume, que leur ont imposés plus
tard les chrétiens redevenus maîtres de l'île.
LesMaRais, du reste, peuvent être classés parmi
les meilleurs colons de FAtgérie leurs habitudes de
sobriété et de travail. leurs goûts industrieux, leur
aptitude au commerce, la facilité de leurs rapports
avec les indigènes en font des auxiliaires précieux
pour la colonisation française, et comme une classe
intermédiaire entre les autres chrétiens et les
Arabes.

A Tunis, ils occupent un faubourg tout entier, et
jouent un certain rôle.

Cependant le soleil était près de se coucher; nous
reprimes la direction de notre hôtel. A peine étions-
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