TUNIS ET CARTHAGE. bu respect exagéré pour la tradition, la haine pour les chrétiens, qui bien plus que l'esprit de routine habi- tuel des populations orientales ont contribué à main- tenir les musulmans dans les errements de leurs ancêtres. Du reste, il faut bien avouer aussi que l'indigène livre ses articles au même prix et souvent meilleur marché que l'Européen, parce qu'ayant beaucoup moins de besoins, il se contente d'un salaire très- minime, en général de moitié moindre. L'imperfec- tion des procédés est ici compensée par le bas prix de la main d'œuvre. Il y a de plus certains genres de soieries que nos fabriques de Lyon n'ont encore pu imiter, et où les Tunisiens leur sont supérieurs, par suite même de la différence des méthodes em- ployées. !M Les femmes; les juifs; les patrouilles militaires; )'ercMtectnre; travaux d'embellissement et d'utilim publique; influence euro- péenne; les Maltais; la mort du bey; les parasites de l'hôtel. Au milieu de la foule qui se presse dans les étroites rues de Tunis, on voit s'avancer quelquefois une espèce de momie vivante, enveloppée tout entière dans un grand haïk ou châle blanc, les jambes entourées de bracelets d'or ou d'argent, et couvertes de bas qui ne descendent que jusqu'à la cheville, les pieds nus chaussés de larges babouches. Cette masse informe, on ne s'en douterait guère, figure le