A PHILIPPEVILLE ET BONE. 3'! 3 de ces vieux témoins d'une civilisation disparue, achevaient de leur donner l'aspect classique des ruines de Ninive, de Babylone ou de Palmyre, que la peinture et la gravure ont souvent reproduites. Plus loin, et comme pour faire contraste avec ces débris du passé, une locomotive conduisant plu- sieurs wagons chargés s'avançait lentement sur un chemin de fer appartenant à l'industrie privée, le plus ancien, ou, pour mieux dire, le seul de t'Atgë- rie. Il sert à transporter aux fonderies, aujourd'hui prospères, de l'Alelik, près de Bône, les riches mine- rais de fer qu'on extrait des montagnes voisines. V Bône; son commerce, ses habitants; les Mozabites; la statue de aaiut Augustin. Enfin j'aperçus la riante ville de Bône se déta- chant en blanc sur les crêtes des coDines d'un côté la cité elle-même avec un bel aqueduc qui lui ap- porte l'eau pure de la montagne, de l'autre, la Kas- bah, ou citadelle, et plusieurs forts échelonnés sur différents sommets. Les bords. de la route se cou- vraient d'une riche végétation, figuiers de Barbarie, bananiers, oliviers, mûriers, figuiers d'Europe; et près de nous coulaient paisiblement les eaux tran- -qui!!es de la rivière Boudjéma. Après avoir traversé les deux portes de la ville (car en dehors de l'ancienne enceinte on en a fait une nouvelle plus étendue), nous arrivâmes sur la