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36 DE MARSEILLE

rocher; le cadavre d'un chevat mort que je décou-
vris un peu plus loin sur la route m'expliqua leur
présence. ))s nous avaient aperçus, et sur un signal
donné par l'un d'eux, la troupe entière s'envola
vers un rocher voisin.

Le chemin que nous suivions s'animait de plus
en plus; nous rencontrions de nombreux Arabes,
tous de tournure assez misérable, montés sur de
mauvais chevaux ou des mulets chargés de provi-
sions. Parfois ils étaient deux sur la même bête,
ce qui ne laissait pas de produire un en'et assez sin-
gulier. Du reste, ils passaient paisiblement à côté
de nous, n'ayant rien de l'air farouche et ennemi
que je m'attendais, je ne sais pourquoi, àtrouverchez
les Bédouins à l'égaru des Français. Au contraire,
sur notre demande, iis nous indiquaient tres-poii-
ment notre chemin. Plusieurs d'entre eux, richement
habillés, couverts de burnous rouges, et montant.de;
beaux chevaux dont la selle et la bride étaient bro-
dées d'or, nous répondirent en français; c'éta~at~
des chefs de tribus.
Le soleil commençait à devenir très-ardent, qaoi-~
qu'il fût à peine sept heures du matin, et ja jf~S
obligé, pour me préserver la figure d'un coup~de~
soleil de m'envelopper la tête d'un mouchoir. Le*
paysage devenait extrêmement pittoresque; l'herbe
et la verdure avaient succédé à la terre aride et
Manchâtre et reposaient mes yeux fatigués de cette;
lumière excessive. Des ruines romaines dispersées~
çà~ et complétaient ce poétique tableau et de
jeunes Arabes paissant leurs troupeaux à l'ombre
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