A PHH.IPPBVILLB ET BONE 33 la prochaine approche du jour. On commençait ~~t~ (};; mcuvcme"* p~r"T !es soldats campés dans notre voisinage; il était trois heures du matin. « Ce sont les so)da qui probablement préparent
leur café, me dit mon guide: peut-être bien qu'ils
consentiraient à partager avec nous. )j
Je J'envoyai voir. JI revint bientôt, en me disant
que les troupiers nous offraient la plus gracieuse
hospitahté.
Je franchis à la hâte ma barrière d'épines, et me
dirigeai avec le cocher vers ces braves gens qui
avaient déjà mis à part une miche de pain blanc et
frais, et une gamelle à notre usage. ils avaient auumé
un bon feu et y avaient fait cuire leur café, qui.
largement assaisonné de sucre, était réellement fort
bon et faisait passer sa cha!eur dans nos membres
engourdis par le froid; je savourais avec un plaisir
infini de larges tranches de pain que j'y faisais
tremper; et ce modeste déjeuner me paraissait
d'autant plus délicieux qu'il succédait à un jeûne
forcé de près de vingt-quatre heures.
Les soldats me firent ensuite place à coté du feu,
et je me chauffai tout en devisant avec eux. Ils
étaient huit, ayant entre eux une tente et des usten-
siles de cuisine en commun; la compagnie entière
est ainsi divisée par tentes, et je voyais plus loin
les autres détachements occupés éga!ement à cuire
leur déjeûner. Mes camarades étaient des jeunes
gens de bonne mine, gais, et parlant avec un accent
gascon très-prononcé.