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Title : Six semaines en Afrique : souvenirs de voyage / par Ch. Thierry-Mieg

Author : Thierry-Mieg, Charles (1833-1901)

Publisher : Michel-Lévy frères (Paris)

Date of publication : 1861

Subject : Algérie -- Descriptions et voyages

Subject : Tunis (Tunisie) -- Descriptions et voyages

Subject : Carthage (Tunisie) -- Descriptions et voyages

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 1 vol. (413 p.) ; in-18

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k104090c

Source : Bibliothèque nationale de France, 8-Lk8-121

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb314567896

Provenance : bnf.fr

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Title : Six semaines en Afrique : souvenirs de voyage / par Ch. Thierry-Mieg

Author : Thierry-Mieg, Charles (1833-1901)

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&FHILIPPEVILLEETBONE. 29

2.

Nous errions ainsi depuis une heure environ,
lorsque soudain, ô bonheur une ligne transversale
se dessina devant nous; c'était la grande route, en-
core inachevée, mais qui, si elle n'était pas viable par-
tout, devait pourtant nous empêcher de nous égarer.
Il y eut encore un bout de forêt à traverser; mon
guide était inquiet et me parlait des bêtes féroces.
Mais tout se passa bien, et à dix heures un quart
nous étions arrivés devant le caravansérail d'AIn-
Mokhra.

C'était une vaste enceinte entourée de murs et
contenant divers bâtiments peu élevés. Mon cocher
descendit de voiture, alla frapper à la porte et ap-
pela pas de réponse. U fit plus de bruit même
silence.

« Je commence à croire qu'on ne veut pas nous
ouvrir, me dit-il, et que nous serons obligés de
coucher à la belle étoile, sans souper. M

Je descendis à mon tour du cabriolet; nous
allâmes tous deux frapper à la porte et crier. Cette
fois on avait entendu; car trois chiens sortant de
dessous la porte cochère s'élancèrent avec fureur
sur nous; ce fut à peine si nous eûmes le temps de
nous mettre en défense pour nous débarrasser de
ces hôtes peu bienveillants qui, devant nos menaces
et nos coups, ne ardèrent pas à rentrer par ils
étaient venus.

Nous recommencions a appeler, lorsque soudain le
cri de cc Qui vive? se fit entendre derrière nous.
« Ami fut notre réponse. Nous aperçumes alors
à quelque distance une centaine de soldats du train

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, 8-Lk8-121

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