M DE MARSEILLE n'arriverais pas à AIn-Mokhra avant neuf heures du soir, la distance étant d'une douzaine de lieues. Il n'y avait pas de temps à perdre en hésitations d'ailleurs je devais faire en sorte de ne pas man- quer le bateau à vapeur de Tunis je demandai donc un cabriolet qu'on me loua pour un prix exorbitant, et pendant qu'on attelait je goûtai à la bâte que)ques raisins du pays; car je n'avais encore rien pris de la journée~ qu'une tasse de café à PhiiippeviHe. Ces raisins, fort bons, étaient vraiment énormes. H paraît, du reste, que la fertilité est extraordinaire à Jemmapes on m'a assuré que dans les jardins. en arrosant convenablement les arbres fruitiers.. on pouvait leur faire produire du fruit deux fois par an. < L. De JemmtpM~ Mue; A!n-McKhra; une BnK & la belle eteUe:' ? le lac de Fettam. Cependant le cabriolet était prêt; il était petit découvert, à deux roues, assez primitif d'aspect~ et attelé d'un bon petit cheval arabe. Le cocher qui m'accompagnait avait été conducteur de dm", gence à Nancy; il était en Afrique depuis trois aas~ et maudissait cordialement cette belle contFée, ou~ avait eu presque constamment la fièvre, et tout ré- cemment encore il était & peine sorti de l'hôpital depuis trois jours. Son premier maître. quH'jt~a~