14 DE MARSEILLE A l'exception de la rue Impériale bâtie sur le plan de la rue de Rivoli avec des maisons à arcades~ et de quelques autres bordées de beaux arbres, tout est mesquin avec un air prétentieux. La cité entière est tirée au cordeau, sans variété, sans rien de pit- toresque ou d'inattendu des maisons, des maga- sins d'assez belle apparence à l'extérieur, mais ina- chevés, mal entretenus, mal habités, un vrai luxe de clinquant. Les Arabes d'ailleurs se moquent beaucoup des rues droites et larges des Français, et trouvent bien préférables leurs ruelles étroites et tortueuses, où l'on est à l'abri du soleil et de la cha- leur, aussi bien que du vent et de la poussière sous ce rapport on a bien fait de construire des arcades dans les voies principales elles conservent un peu de fraîcheur pendant les grandes chaleurs de t'été. Quoi qu'il en soit, Philippeville sert de port à la '~` cité riche et commerçante de Constantine, et sa prospérité ne pourra que grandir chaque jour da- vantage. Une fois que les deux villes seront reliées par le chemin de fer qui est en projet, le commerce de Philippeville pourra devenir trës-considéraMe;~ et cette heureuse cité servira d'entrepôt à presque~ toute la province, Il est probable qu'alors sa poputa-?~ tion sera plus en rapport avec le luxe prématuré de S son architecture car celui-ci parait assez déplacée pour les rouliers, les portefaix et autres gens de cette espèce qui y sont aujourd'hui en nombre do- minant. Ce qui m'a peut-être le plus contrarié, c'est d'y y voir si peu d'Arabes, et surtout de trouver si misé-