APHILIPPBVILLE ET BONE. 11 dégueniltés en un mot, un aspect plus repoussant qu'agréable. J'arrivai bientôt à la citerne et deman- dai la permission de la visiter; le gardien chercha ses clefs, et m'ouvrit, l'une après l'autre, les nom- breuses portes qui faisaient le tour de cette massive construction de forme oblongue; elle se compose de plusieurs grands bassins ovales ou cylindriques, assez profonds, et parfaitement murés avec des briques et de la chaux hydraulique, sur les fonda- tions et les ruines des anciennes citernes romaines qu'on avait trouvées assez bien conservées. Mon guide me fit remarquer les échos puissants de ces murs sonores, et une joyeuse société de Philippeville, qui se promenait par là, s'amusa beaucoup à les faire parler. L'eau est amenée d'un réservoir situé à plusieurs kilomètres dans la montagne et alimenté par une source qu'on y a découverte; elle se conserve as; sez fraîche sous les épaisses voûtes qui recouvrent la citerne dont la longueur est d'à peu près trente mètres, avec une largeur et une profondeur pro- portionnées. Cette eau est la meilleure qu'on trouve à Philippeville. Je redescendis du côté de la mosquée, je franchis la porte de ia ville, qui est entourée de remparts peu redoutables, et me trouvai bientôt sur la grande route de Constantine. Après quelques instants de marche, j'arrivai devant la pépinière de l'adminis- tration j'entrai, et visitai avec soin ce jardin d'essai, où l'on voit dans toute sa puissance native, croissant en pleine terre, et sans autres soins que l'arrosage,