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1.

vaises haridelles qui nous conduisaient; après avoir
vu un échantillon des Arabes du pays, j'avais main-
tenant devant les yeux de vrais chevaux arabes, non
pas choisis comme ceux que l'on rencontre en
France, mais de l'espèce commune, ordinaire, de
vraies rosses, en un mot, car il y en a même en
Afrique.
II

Philippeville, les citernes romaines.

La route fort pittoresque longeait la montagne
en suivant toutes les sinuosités du rivage: nous
passâmes près du Vallon des Singes, ces ani-
maux, dit-on, se trouvent en grand nombre, et
bientôt nous fîmes notre entrée à Philippeville. Je
descendis à l'hôtel du Luxembourg; et comme je
voulais aller à Bône par terre aussi promptement
que possible afin d'y rejoindre le bateau à vapeur
qui en partait le mercredi pour Tunis, on me dit
qu'une diligence partait le lundi matin à neuf heures
pour Jemmapes, je pourrais trouver, soit un
cabriolet, soit un cheval ou un mulet pour continuer
ma route. Je me rendis au bureau, j'arrêtai ma place,
et me dirigeai ensuite du côté des citernes romaines
qu'on m'avait bien recommandé de visiter.
J'eus ainsi l'occasion de traverser la ville, qui fut
loin de répondre à mon attente, quoiqu'elle ait rela-
tivement beaucoup grandi, quand on songe qu'il y a
trente ans il n'existait à sa place que quelques ruines
de l'ancienne Russicada.
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