3 Ayant eu l'idée après avoir pris connaissance du travail de M. de Rochemonteix, de lui communiquer une étude sommaire que j'avais faite en 1854 sur le dialecte Zénaga parlé par les berbères du Sénégal, il me dit qu'il estimait que la publication de ce travail serait fort utile à la science. C'est pourquoi je me décide à le donner au public, tel quel, c'est-à-dire tel qu'il a été fait en 1854, alors que n'avaient encore paru ni les grammaires du Général Hanoteau, ni celle de M. H. Stanhope Freeman (186~). Je crois utile de donner d'abord quelques notions historiques sur les berbères-zénaga dont il s'agit. Sans remonter aux Libyens dont j'ai eu à parler dans plusieurs travaux que j'ai publiés depuis 1868~, je me contenterai de puiser dans l'excellent ouvrage d'Jbn- Khaldouu; historien arabe du XIV siècle. «Toute l'Afrique Septentrionale jusqu'au pays des noirs, dit-il, a été habitée par la race berbère, et cela, depuis une époque dont nous ne connaissons ni les événements antérieurs ni le commencement. » Les nations les plus célèbres de la race berbère étaient les Zénata les Zénaga, puis les Masmouda. etc. Les Zénaga, dont le nom écrit par les Arabes est de- venu Senhadja, s'étaient étendus dans les régions du sud du Maroc jusqu'au Sénégal, dont les deux rives étaient alors habitées par les Noirs et par les Pouls. Nomades braves et farouches, ils parcouraient ces contrées brûlantes avec leurs chameaux, qui faisaient leur principale richesse, t.t trafiquaient avec les noirs à ~) Recherches anthropologiques sur les tombeaux mégalithiques de Hoknia (Azérie), Dôno, 186~ CoUectioq complète des Inscriptions numidiques (iibyques), avec des ap~r~ns ethno- graphiques tmr les Numides Lille 1810. Les dolmens d'Afrique, Paris, Hmest Leroux, éditeur, 1813.