2 C'est ce que vient de faire M. le Marquis de Roche- monteix, dans un travail qu'il a présenté au Congrès international des Orientalistes à Paris, en 1873, et qu'il vient de publier en 1876' Ses conclusions sont que (page 75) « La race berbère et la race égyptienne ont eu les mêmes racines pronomi- nales et ont employé pour former le pluriel et les pronoms absolus des procédés identiques. L'action du temps et le génie de chaque langue n'ont apporté que des modifica- tions superficielles qui laissent aisément retrouver les mêmes éléments des pronoms. » II ajoute (page 87) que « l'étude des formes grammati- cales montre que les deux langues ont le même point de départ et emploient pour la création des nuances ver- bales des substantifs et de leur pluriel, les mêmes matériaux qu'elles traitent par les mêmes procédés. » Au sujet de la comparaison des idiomes berbères avec les langues sémitiques, il reconnaît des règles communes dans la conjugaison; il dit (page 98) « Je suis porté à croire que, longtemps en contact avec la race sémitique, les peuples berbères initiés à une conjugaison toute faite dans une langue qui leur devint familière, conjugaison qui donnait à l'expression une précision plus graude adaptèrent à leur temps rudimentaire les formes de l'aoriste sémitique. » Il se résume en disant (page 10) qu'il a constaté l'iden- tité des éléments grammaticaux de l'égyptien et du berbère. Mais M. de Rochemonteix déclare (page 69) qu'il n'a pu interpréter que les faits pris dans les deux dialectes berbères dont le Général Hanoteau a publié les gram- maires, savoir la grammaire kabyle en 1859 et la grammaire touareg en 1863. 0 Essai sur tes rapports grammaticaux qui existent entre l'Égyptien et le Berbère. par te Marquis de Rochemontsix. Imprimerie de M"'° veuve Bouchard Huzard rue de t Éperon, 5, Paris.