–29– Nous pensons que cet edk est un pronom personnel de la troisième personne. On remarquera le mot ~'OM~'M~, qui signifie européen en zénaga; c'est évidemment le même mot que ~o~ usité dans les États Barbaresques, avec la même signification. Ce not, qui date d'environ deux mille ans, veut dire romain. Les Barbaresques appelaient ~OM~ la ville de Rome; ils appelaient, en arabe, la Méditerranée ~a~- c/o~~ la mer de Rome et les sujets romains ~OM~ Ils étendaient ce nom à tous les Européens; comme, plus tard, en Orient, on les confondait tous sous le nom de Francs. De tout ce qui précède il résulte que le zénaga n'est qu'un simple dialecte de la langue berbère et ne diffère pas beaucoup du kabyle et du touareg. Nous avons dit, dans la première partie, que nous n'es- périons pas que les inscriptions libyques nous fournissent des données grammaticales sur le berbère ancien, c'est-à- dire sur le libyen. On sait, en effet, que ces 250 inscrip- tions," même celle de Tugga, se bornent à des épitaphes -où l'on ne voit guère que des noms propres, quelques-uns très-fréquents, et le mot qui veut dire fils de. Un seul mot, qui paraît être un nom commun, se trouve dans plus de soixante de ces épitaphes le mot bas et nous n'avons pas pu encore en trouver la signincation. Il est vrai que M. Berthelot annonce la découverte aux îles Canaries d'une inscription liby que contenant soixante- dix caractères parfaitement conservés, mais comme elle n'est pas bilingue, il est probable qu'on ne pourra pas la traduire. H) Collection complète des inscriptions numidiques (libyques) avec des aperçus ethnographiques sur L~s Numides par ieGenéra) Faidherb3. Lille, 18~ Frnnck, éditeur. (!) Voir communication duGéneritt Faidherb~, yoMr~t(! mai-juin, t8*!5