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PIŒFAŒ.

ÏY

si douce et si respectame que !e bon sens abdique et ne sait plus
s'irriter.

A coté du drame menaçant ou douloureux, la touche co-
miclue, dans tes premiers actes, apparait alerte et vigoureuse.
C'est la verve a !a mode du pétillant Mcrcutio; c'est !a vulgarité
intarissable, amusante, vraie, (tu tangage originat, de !a tit)erté
de vieux domestique, de t'anection mat éclairée, (tu i)on sens
grossier, de la morale amigeante dont la nourrice de Juliette
brasse et prodigue, sans scrupule et sans trêve, le mélange
presque inconscient; c'est le sans-iacon de Caputet, not)te de
Vérone en qui l'on trouve, qn'it se divertisse on qu'i! se lâche,
!e bourgeois an~!ais (tu temps de S!iat Tout ce monde se
~cne peu dans ses paroles !e parterre du théâtre du 67<~ ne
s'en choquait pas. Le traducteur a voulu se garder de dénaturer
i'œuvre de Shakspeare, (le !o~er ia pruderie aux scènes ou s'é-
panouissait le parler (le ia fin du seixicmc sicc!e; il ne se dé-
iend pas, toutetois, d'avoir usé de quelque réserve. Le sous-
entendu ne détruit pas !a pensée; il peut parvenir a la conserver
dans ce qu'eHe a de comique et (le fin.

Ceux (lui ont lait plutôt aux théâtres (le musique (me dans les
livres )a connaissance de Juhette et de Roméo, attendront en vain,
dans la scène du tombeau, le dialogue de Juliette sortie de sa lé-
thargie avec Homéo venant (te hoire !e poison. Dans Shakspeare,
Roméo a succonmé iorsque Juliette s'éveiHe. Hst-ce unl(mement
parce (lue l'auteur n'avait pas trouvé cette entrevue dernière des
amants dans tes récits auxquels il empruntait son sujet? î)a Porto
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