PIŒFACK. H (les soufïies qui ne sont pas les mêmes, plus étoignées l'une de l'autre dans le même idiome que ne le sont deux idiomes divers agites d'un rythme analogue. Ou !a poésie entraîne, !a prose souvent choquerait; et, réciproquement, les procé(tés et les périodes dont le tangage peut se scrnr heureusement, risqueraient, en vers, d'être sans charme ou sans puissance. La forme n'est qu'un instrument, l'harmonie n'est qu'un auxiliaire; mais combien, cependant, il iaut compter avec elles! Nous accompagnons Shakspeare sous les deux allures qu'il a tour a tour adoptées lui-même, passant lui de la prose au vers, du vers a !a prose. Si la tache a ses aspérités et ses périls, elle a aussi ses attraits et ses grandeurs, et t'en trouve un secours puissant dans te voisinage du génie. Dinici!e a suivre et a éga!cr, il donne cependant de ta force par t'pntramement qu'H imprime, et ce n'est pas aux p!us hcau\ passages que le labeur est le plus redoutable. Ce qui est pénihle, ce sont les endroits ou le mauvais goût apparaît, ou s'onrent les r~r~/ dont l'époque du poète était friande, où de suhiimes beautés sont altérées par un alliage que le traducteur n'a pas le droit de rejeter. Ces passages, I! faut les sauver en les respectant, en évitant une reproduction serviie, qui ne serait pas seulement l'image du texte, mais qui, grâce aux dincrences dans le génie des deux langues, viendrait accentuer et grossir les imperfections. Qu'on ne s'Indigne pas du reproche que je (aïs ici a mon modèle t'admiration la plus convaincue est celle qui ne va pas jusqu'au tanatisme. La tragique aventure de Roméo et de Juliette se place, histo-