ACTE I, SCÈNE III. 2~ t~a petite venait, vraiment, de se blesser, Et vous avait au front une très grosse bosse, Comme un œut de pigeon; mais sa clameur ieroce S'arrêta brusquement sitôt qu'elle eut ouï Le conseil sur lequel elle donna son oui. LADY CAPULET. Silence! Je l'ai dit, nourrice, et le répète. LA NOURRICE. .Fai nui; je tue tais. Que Dieu sur Juliette Répande, sans compter, ses plus tares bieniaits! C'est !e plus doux bébé que je nourris jamais Le ciel ne me saurait obtiger davantage Qu'en me laissant durer jusqu'à son mariage. LADY CAPULËT. Son mariage? C~est là-dessus, justement, Que pour toucher 'm mot je viens en ce moment. Vous marier, cela vous plairait-il, ma chère? Dites. .)UHETTE. C'est un honneur. Mais je n~y songeais guère. LANOURRtCM. Un honneur! C'est parler; et je (Urais, ma loi, Si ta nourrice, cniant, n'avait pas été moi, Qu'avec le lait ta bouche a sucé la sagesse. LADY CAPULET, .A/ Qu'à cet objet votre âme a présent s'intéresse.