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LA MARE AU DIABLE.

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fant, je le porterai fort bien, et j'empêcherai mieux
que vous que la cape, se dérangeant, ne le laisse h
découvert. Vous conduire!: la jument par la bride, et
nous verrons peut-être plus clair quand nous serons
plus près de terre.

Ce moyen ne réussit qu'à les préserver d'une chute
de cheval, car le brouillard rampait et semblait se
coller a la terre humide. La marche était pénible, et
ils furent bientôt si harassés qu'ils s'arrêtèrent en ren-
contrant enfin un endroit sec sous de grands chênes.
La petite Marie était en nage, mais elle ne se plai-
gnait ni ne s'inquiétait de rien. Occupée seulement de
l'enfant, elle s'assit sur le sable et le coucha sur ses
genoux, tandis que Germain explorait les environs,
après avoir passé les renés de la Grise dans une
branche d'arbre.

Mais la Grise, qui s'ennuyait fort de ce voyage,
donna un coup de reins, dégagea les rênes, rompit les
sangles, et lâchant, par manière d'acquit, une demi-
douzaine de ruades plus haut que sa tête, partit à tra-
vers les taillis, montrant fort bien qu'elle n'avait
besoin de personne pour retrouver son chemin.
Ça, dit Germain, âpres avoir vainement cher-
che à la rattraper, nous voici à pied, et'rien ne nous
servirait de nous trouver dans le bon chemin, car il
nous faudrait traverser la rivière à pied; et à voir
comme ces routes sont pleines d'eau, nous pouvons
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