LAMAHEAUDJADLE. 40 n'était pas la II vouluit, hier au soir, me faire promettre de l'emmener, et il a pleure pendant une heure dans son lit. Ce matin, encore, il a tout essayé pour me persuader. Oh! qu'il est adroit et câlin! mais quand il a vu que ça ne se pouvait pas, monsieur s'est fâche il est parti dans les champs, et je ne l'ai pas revu de la journée. Moi, je l'ai vu, dit la petite Marie en faisant effort pour rentrer ses larmes. Il courait avec les enfants de Soulas du côté des tailles, et je me suis bien doutée qu'il était hors de la maison depuis long- temps, car il avait faim et mangeait des prunelles et des mûres de buisson. Je lui ai donné le pain de mon goûter, et il m'a dit Merci, ma Marie mignonne, quand tu viendras chez nous, je te donnerai de la ga- lette. C'est un enfant trop gentil que vous avez là, Germain Oui, qu'il est gentil, reprit le laboureur, et je ne sais pas ce que je ne ferais pas pour lui Si sa grand'mère n'avait pas eu plus de raison que moi, je n'aurais pas pu me tenir de l'emmener, quand je le voyais pleurer si fort que son pauvre petit cœur en était tout gonSé. Eh bien pourquoi ne l'auriez-vous pas em- mené, Germain? il ne vous aurait guère embarrassé il est si raisonnable quand on fait sa volonté! II paraît qu'il aurait été de trop où je vais. Du