LA MARE AU DIABLE. 3t C'est la vérité aussi vos amis sont toujours prêts a vous rendre service. J'étais en train de causer avec votre femme, et je lui demandais si Germain se décidait enfin & se remarier. Vous n'êtes point une bavarde, répondit le père Maurice, on peut parler devant vous sans craindre les propos ainsi je dirai & ma femme et & vous que Germain est tout il fait décide il part demain pour le domaine de Fourche. A la bonne heure! s'écria la mère Maurice; ce pauvre enfant Dieu veuille qu'il trouve une femme aussi bonne et aussi brave que lui Ah! il va & Fourche? observa la Guillette. Voyez-vous comme ça se trouve cela m'arrange beau- coup, et puisque vous me demandiez tout & l'heure si je désirais quelque chose, je vas vous dire, père Mau- rice, en quoi vous pouvez m'obliger. Dites, dites, vous obliger, nous le voulons. Je voudrais que Germain prît la peine d'em- mener ma fille avec lui. Où donc? à Fourche? Non pas à Fourche; niais aux Ormeaux, où elle va demeurer le reste de l'année. Comment dit la mère Maurice, vous vous séparez de votre fille? Il faut bien qu'elle entre en condition et qu'elle