!J fleures féminines, par son cotoris si déticat et si Mn. par un mélange heureux de réatisme et d'idéalisme. L'apj)arition inattendue, dans une vente j)ub)i(jue, deo'tte déHcieuse suite de vingt-six aquare))es, (lui sembh'nt résumer et comme couronner 1 œuvre même de Hore), provoqua une vive émotion parmi les iconophiies, et te haut prix que ces compo- sitions ont atteint témoignent de l'intérêt qui s'y attache. H est incontestable que cette œuvre charmante, si française, pour répéter )e mot, dans t'interprétation dune fable antique, et qui reHètc si bien l'esprit de époque ou eUe fut exécutée, mérite d'être connue, surtout par une reproduction ndéie et artis- tique comme celle que vous avez eu !'amabi!ité de me montrer, et on ne saurait trop vous en remercier, comme on ne saurait assez féticiter les artistes choisis par vous pour co))ahorateurs. Au surplus, et je tiens à le constater, ('est )a, dans l'art français, la première interprétation originate de cette sédui- sante aHé~orie des ~M!o~s de PAyc~c et de C~~M, et il serait intéressant d'étudier comment Borel a conçu le difficile sujet quun ~rand artiste, Haphaët, avait seul, avant lui, abordé sur un plan aussi vaste. L'étude que je conseiHerais de faire a ce propos serait assez piquante. On pourrait se demander si cette fahte, parce qu'elle est d'origine gréco-romaine, doit être néces- sairement interprétée comme un sujet antique, comme une sorte de roman aUé~orique local, et c'est la façon dont elle avait été traitée par le grand maître italien et par ses imitateurs à la suite; ou bien, si, comprise comme un symbole permanent et intéressant l'humanité tout entière, elle ne peut pas, elle ne doit pas être traduite artistiquement d'une manière différente selon les époques et les pays. On pourrait trouver, pas bien loin de nous, et sur le même sujet, une interprétation fort instructive et concluante. Le maître