HVRË t. 25 marnent, qui est la demeure des dieux, ne parut jamais si bien éclairé. Tandis que Psyché considéroit ces merveilles, une troupe de Nymphes la vint recevoir jusque par-delà le perron; et après une inclination très profonde, la plus apparente lui fit t une espèce de compliment, à quoi la Belle ne s'étoit nulle- ment attendue. Elle s'en tira pourtant assez bien. La pre- miere chose fut de s'enquérir du nom de celui à qui appar- tenoient des lieux si charmants, et il est à croire qu'elfe demanda de le voir. On ne lui répondit là-dessus que con- fusément puis ces Nymphes la conduisirent en un vesti- hutc d'où l'on pouvoit découvrir, d'un côté, les cours, et de l'autre côté, les jardins. Psyché le trouva proportionné à la richesse de t'édifiée. De ce vestibule on la fit passer en des salles que la magnificence elle-même avoit pris la peine d'orner, et dont la derniere cnehérissoit toujours sur la précédente. Enfin cette Belle entra dans un cabinet où on lui avoit préparé un bain. Aussitôt ces Nymphes se mirent en devoir de la déshabiller et de la servir. Elle fit d'abord quelque résistance, et puis leur abandonna toute sa per- sonne. Au sortir du bain on la revêtit d'habits nuptiaux je laisse à penser quels ils pouvoient être, et si l'on y avoit épargné les diamants et les pierreries il est vrai que c'étoit ouvrage de Fée, lequel d'ordinaire ne coûte rien. Ce ne fut pas une petite joie pour Psyché de se voir si brave, et de se regarder dans les miroirs dont le cabinet étoit plein. 4