P S Y C II É. (mette en fit ses plaintes a son fils, et lui représenta (rue le désordre iroit jusqu'à lui. Mon fils, dit-elle en lui baisant les yeux, La fille d'un mortel en veut à ma puissance Elle a juré de me chasser des lieux Où l'on me rend obéissance Et qui sait si son insolence N'ira pas jusqu'au point de me vouloir ôter Le rang que dans les cieux je pense mériter? Paphos n'est plus qu'un séjour importun Des Graces et des Ris la troupe m abandonne Tous les Amours, sans en excepter un, S'en vont servir cette personne. Si Psyché veut notre couronne, Il faut la lui donner; elle seule aussi bien Fait en Grece à présent votre office et le mien. L'un de ces jours je lui vois pour époux Le plus beau, le mieux fait de tout l'humain lignage. Sans le tenir de vos traits ni de vous, Sans vous en rendre aucun hommage. Il naîtra de leur mariage Un autre Cupidon, qui d'un de ses regards Fera plus mitte fois que vous avec vos dards. Prenez-y garde; il vous y faut songer Rendez-ta malheureuse; et que cette cadette