11 LIVRE 1. D'une tahte de jaspe un jet part en fusée Puis en perles retombe, en vapeur, en rosée. L'effort impétueux dont il va s'élançant Fait frapper le lambris au crystal jai!)issant Telle et moins violente est la balle cnHammée. L'onde malgré son poids dans le plomb renfermée Sort avec un fracas qui marque son dépit, Et plaît aux écoutants plus il les étourdit. Mille jets, dont la pluie à l'entour se partage, Mouillent également l'imprudent et !e sage. Craindre ou ne craindre pas à chacun est égat Chacun se trouve en butte au liquide crystal. Plus les jets sont confus, plus leur beauté se montre. L'eau se croise, se joint, s'écarte, se rencontre, Se rompt, se précipite à travers les rochers, Et fait comme alambics distiller leurs planchers. Niches, enfoncements, rien ne sert de refuge. Ma muse est impuissante à peindre ce déluge Quand d'une voix de fer je frapperois les cieux, Je ne pourrois nombrer les charmes de ces lieux. Les quatre amis ne voulurent point être mouillés. Ils prierent celui qui leur faisoit voir la grotte de réserver ce plaisir pour le bourgeois ou pour l'Allemand, et de les placer en quelque coin où ils fussent à couvert de l'eau. Ils furent traités comme ils souhaitoient. Quand leur conducteur les eut quittés, ils s'assirent à l'entour de Potyphile, qui prit son cahier; et ayant