LIVRE I. 9 C'est ainsi que Louis s'en va se déiasscr D'un soin que tous les jours il faut recommencer. Si j'étois plus savant en l'art de bien écrire, .)e peindrois ce monarque étendant son empire t) lanceroit la foudre; on verroit à ses pieds Des peuples abattus, d'autres humiliés. Je laisse ces sujets aux maîtres du Parnasse Et pendant que Louis, peint en dieu de la Thrace, Fera bruire en leurs vers tout le sacré vallon, Je le célébrerai sous le nom d'Apollon. Ce dieu, se reposant sous ces voûtes humides, Est assis au milieu d'un chœur de Néréides. Toutes sont des Vénus de qui l'air gracieux N'entre point dans son cœur, et s'arrête à ses yeux. Il n'aime que Thétis, et Thétis les surpasse. Chacune en le servant fait office de Grace. Doris verse de l'eau sur la main qu'il lui tend. Chloé dans un bassin reçoit J'eau qu'il répand. A lui laver les pieds Mélicerte s'applique. Delphire entre ses bras tient un vase à l'antique. Climcne auprès du dieu pousse en vain des soupirs ttétas c'est un tribut qu'elle envoie aux zéphyrs. Elle rougit par fois, par fois baisse la vue Rougit, autant que peut rougir une statue Ce sont des mouvements qu'au défaut du sculpteur Je veux faire passer dans l'esprit du lecteur. Parmi tant de Beautés, Apollon est sans flammc. Cette qu'il s'en va voir seule occupe son âme. It songe au doux moment où libre et sans témoins a