LJVRE I. Vos fruits aux écorces solidps Sont un véritable trésor Kt le jardin des Hespcrides M'avoit point d'autres pommes d'or. Lorsque votre automne s'avance On voit encor votre printemps L'espoir avec la jouissance Logent chex vous en même temps. Vos Heurs ont embauma tout Pair que je respire. Toujours un aimable zéphyre Autour de vous se va jouant. Vous êtes nains mais tel arbre géant, Qui déclare au soleil la guerre, Ne vous vaut pas, Bien qu'il couvre un arpent de terre Avec ses bras. La nécessité de manger fit sortir nos gens de ce lieu si délicieux. Tout leur dîner se passa à s'entretenir des choses qu'ils avoient vues, et à parler du monarque pour qui on a assemblé tant de beaux objets. Après avoir loué ses princi- pales vertus, les lumières de son esprit, ses qualités héroï- ques, la science de commander; après, dis-je, l'avoir loué fort long-temps, ils revinrent à leur premier entretien, et dirent que Jupiter seul peut continuellement s'appliquer à la conduite de l'univers. Les hommes ont besoin de quelque