P~FACt' ~.i considérer mon ouvrage sans relation a ce qu'a fait Apulée, et ce qu'a fait Apulée sans relation à mon livre, et là-dessus s'abandonner à son goût. Au reste j'avoue qu au lieu de rectifier l'oracle dont il se sert au commencement des aventures de Psyché, et qui fait en partie le nœud de la fable, j'en ai augmenté l'inconvénient, faute d avoir rendu cet oracle ambigu et court, qui sont les deux qua- lités que les réponses des Dieux doivent avoir, et qu il m'a été impossible de bien observer. Je me suis assez mal tiré de la derniere en disant que cet oracle contenoit aussi la glose des prêtres car les prêtres n'entendent pas ce que le Dieu leur fait dire tou- tefois il peut leur avoir inspiré la paraphrase aussi bien qu'il leur a inspiré le texte; et je me sauverai encore par-là. Mais sans que je cherche ces petites subtilités, quiconque fera réflexion sur la chose trouvera que ni Apulée ni moi nous n'avons failli. Je conviens qu'il faut tenir l'esprit en suspens dans ces sortes de narrations, comme dans les pieces de théâtre on ne doit jamais découvrir la fin des évènements; on doit bien les préparer, mais on ne