Pi~FACE. xviij coûte, c'est dans cet ouvrage. Je ne savois quel caractère choisir celui de l'histoire est trop simple; celui du roman n'est pas encore assez orné; et celui du poëme l'est plus qu'il ne faut. Mes personnages me demandoient quelque chose de galant; leurs aventures, étant pleines de merveilleux en beaucoup d'endroits, me demandoient quelque chose d'hé- roïque et de relevé. D'employer l'un en un endroit, et l'autre en un autre, il n'est pas permis; l'unifor- mité de style est la regle la plus étroite que nous ayons. J'avois donc besoin d'un caractère nouveau, et qui fût mêlé de tous ceux-là il me le falloit réduire dans un juste tempérament j j'ai cherché ce tempérament avec un grand soin que je l'aie ou non rencontré, c'est ce que le public m'apprendra. Mon principal but est toujours de plaire pour en venir là je considere le goût du siècle. Or après plu- sieurs expériences il m'a semblé que ce goût se porte au galant et à la plaisanterie non que l'on méprise les passions; bien loin de cela, quand on ne les trouve pas dans un roman, dans un poëme, dans une piece de théâtre, on se plaint de leur absence;