AV ANT-PBOPOS. ix vérité et d'un intérêt éternels. se prêtant aussi plus que bien d'autres a l'interprétation ~raptuque, c'était un peu maigre comme illustration, tantôt au point de vue de la qualité, tantôt à celui de l'abondance, surtout après les précédents du xvt*' siècle. Il y eut cependant, a cette époque, un dessinateur connu et fécond, auquel on reconnaît aujourd'hui un talent réel et dont on apprécie la ~râcc, le charme et la finesse, qui comprit tout autrement l'illustration de cette fable déli- cieuse et s'y adonna avec amour. C'était Antoine Borel, 1 un Parisien, né en 1743, fils d'un peintre de portraits. Il débuta vers 1768 par des illustrations de caractère historique. Si plus tard, pendant des années même, il n'a fait des dessins que pour des livres plus que ratants, parfois même plus que ~aittards, c'était assurément par nécessité, par métier (comme cela s'est vu et se voit souvent), et nullement par licence d'esprit, car il a fini sa carrière d'artiste par de ravissantes illustrations des (ouvres de Berquin (1805). Ce dessinateur, qu'on a accusé, de nos jours, d'avoir été !'un des plus retâchés de son temps, avait composé, vers la fin du règne de Louis XVI, une suite de vin~t-six dessins dont deux frontispices pour orner /~< ~1~/OM~ de /~yc~ 6'M~: ï) les fit en couleurs, comme cela seyait à un tel
sujet. Sa tondue spécialisation dans les livres érotiques le
qualifiait peut-être mieux qu'aucun autre pour écrire au
pinceau les aventures d'Kros. Il y avait acquis un singulier
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