viij AVANT-PHOPOS. peintre français du temps; enfin, en 1586, Léonard Gaultier les grava à nouveau sur cuivre, également en petit format. Ces intéressantes compositions furent même reproduites en tapisserie. Si ces manifestations artistiques continuaient toujours à charmer les yeux, l'œuvre littéraire d'Apulée finit par tomber dans l'oubli. La Fontaine redonna un nouveau succès à la fable de Psyché, qu'il développa à sa façon et dont il rajeunit la forme (1669). Chose incroyable, cette œuvre ne tenta aucun illustrateur pendant plus d'un siècle, malgré, peut-être même à cause du précédent raphaé- lesque. Le règne du Boi Soleil était cependant celui de l'allégorie dans l'art. On n'y songea qu'au déclin du règne de Louis XVI, mais cette illustration ne vit pas le jour. On s'y reprit en pleine période révolutionnaire, mais cette tentative fut malheureuse, car les quatre planches en cou- leurs, d'après les tableaux du peintre strasbourgeois Schall, qui décorent l'édition de 1791 du texte de La Fontaine, ne relèvent que de l'imagerie. Sous le Directoire, époque peu idéaliste cependant, on recommença, et mieux cette fois. En 1795, le libraire Saugrain réédita cette oeuvre avec huit gravures en noir d'après Moreau le jeune; deux ans plus tard, elle reparut chez Didot l'aîné avec cinq compositions de Gérard. On n'a pas à tenir compte de quelques autres éditions sans importance. Pour une allégorie aussi merveilleusement conçue, d'une