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AVANT-PHOPOS. vij

Elle fut empruntée aux Grecs par Apulée, auteur gréco-
latin du siècle de notre ère, et introduite par lui, comme
un épisode, dans son roman de l'Ane imité de Lucien.
L'art s'en empara aussitôt, et la représentation de Cupidon
avec Psyché fut adoptée pour symbole du mariage; elle
constituait, sous forme de camées, le présent habituel de
noces dans la société romaine.

Ce sujet païen, abandonné évidemment pendant toute
la durée du moyen âge, ne reparut qu'à la Henaissance.
De même qu'a l'époque antique, les petites œuvres d'art
qui s'en inspirèrent devinrent abondantes; mais Raphaël
est le premier qui ait composé, d'après cette fable, toute
une série de scènes, que lui-même ou ses élèves exécu-
tèrent à fresque au palais de Chigi à Rome (la Farnésine).
Presque aussitôt, cette fable fut illustrée plus complè-
tement, en trente-deux compositions, qu'on attribua aussi
à Raphaël, sans aucune certitude, les dessins originaux
n'existant plus depuis longtemps. Elles eurent un succès
immense. Gravées au burin, à l'époque même, par les
élèves de Marc-Antoine, elles furent, avec plus ou moins
de changements, reproduites dans des vitraux en grisaille
(en 15/)1-1~'2) au château d'Ecouen, pour le connétable
Anne de Montmorency (aujourd'hui au château de Chan-
tilly) puis, sous forme de livre, dans de ravissantes gra-
vures sur bois (Paris, i5~()), dont le dessin, comme celui
des vitraux, passe pour être de Jean Cousin, le plus grand
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