CHAPITRE IV. 47 vilains armés en guerre c'est se tromper du tout au tout. Moi, seignem Samson, je ne prétends pasàla renommée debrave,mais àce)iedumeH!em et du plus loyal écuyer qui ait jamais servi chevalier errant. Si mon sei- gneur Don Quichotte, en retour de mes bons et nombreux services, veut bien me donner quelque !!e de toutes celles qu'il doit, dit-i!, rencontre! par là, je serai très-reconnaissant de la faveur; et quand même il ne me la donnerait pas, je suis né tout nu, et l'homme no doit pas vivre surla foi d'un autre, mais sur celle de Dieu. D'autant plus qu'aussi bon et peut-être meilleur me semblera !e goût du pain à bas du gouvernement qu'étant gouverneur. Est-ce que je sais, par hasard, si dans ces gouvernements- là, le diable ne me tend pas quelque croc-en-jambe pour me faire bron- cher, tomber et casser les dents? Sancho je suis né, et Sancho je pense mourir. Mais avec touteoia, si, de but en blanc, sans beaucoup de démar- ches et sans grand danger, le Ciel m'envoyait quelque lie ou toute autre chose semblable, je no suis pas assez niais pour la refuser; car on dit aussi Quand on te donne la génisse, jette-hu la corde au cou, et quand le bien arrive, mets-le dans ta maison. Frère Sancho, dit le bachdier, vous vpnez de parler comme un rec- tem-cn chaire. Cependant, ayez bon espoir en Dieu et dans)e seigneur