ET LES OUVRAGES DE CERVANTES. 3 de ses ouvrages, entre autres dans la seconde partie du Don QtMC&cMe et dans deuxdeses meilleures nouvelles, le Z Tante supposée ( la
?ï Un peu plus tard, on trouve Cervantès à l'école d'un humaniste
assez distingué, nommé Juan Lopez de Hoyos. Ce régentdeoollégejfut chargé,
par la municipalité de Madrid, de composer les allégories et les denses qui
devaient orner, dans l'église de las PMM~ 2!ea!M, le mausolée de la reine
Élisabeth de Valois, lors des magnifiques funérailles qu'on lui fit le â4 octobre
§68. Hoyos se fit aider par quelques-uns de ses meilleurs élevés, et Cervantès
est cité au premier rang. Dans la Relation. que publia cet humaniste, et où
sont racontées en détail la maladie, la mort et les obsèques de la reine; il 0
mentionne comme ouvrage de Cervantès, qu'il appelle à plusieurs reprises
son cher e< Mc?t- la première épitaphe, en forme de sonnet,
quatre M ( quatrains)~ une <~&: e (stance à rimes croi-
sées), enfin une élégie en tercets, composée au nom de toute la classe, et
adressée au cardinal Don Diego de Espinosa, président du conseil de Castille
et inquisiteur général.
Ces premiers essais furent applaudis, et ce fut sans doute à la même époque
que Cervantès, encouragé par son succès d'école, composa le petit poëme
pastoral de .Mena~ quelques sonnets, quelques romances, enfin des rimas
ou poésies mêlées, œuvres dont il fit mention, vers la fin de sa vie, dam son
~<~<:ga au Parnasse ( ~t .PanMM ), mais dont il n'est resté que ce
souvenir.
C'était alors que venait de se passer, dans le palais de Philippe II, cedrame
mystérieux et sanglant dont le double dénoument fut la mort de l'infant Don
Carlos et celle de la reine Élisabeth, qui ne lui survécut que deux mois. Le
pape Pie V envoya aussitôt un nonce à Madrid, pour offrir au roi d'Espagne
ses compliments de condoléance ( el pesame) et réclamer aussi, à la faveur de
cette ambassade d'étiquette, certains droits de l'église refusés par Philippe
dans ses domaines d'Italie. Ce nonce était un prélat romain, nommé Giulio
Acquaviva, 61s du duc d'Atri, qui reçut le chapeau de cardinal à son re-
tour d'Espagne. Sa mission ne pouvait plaire à Philippe, qui avait impérieu-
sement ordonné que personne, princes ou sujets, ne lui parlât de la mort de
son Sis, et qui, tout dévot qu'il fut, ne céda jamais sur aucun point à la cour
de Rome. Aussi le légat du pape ne nt-il qu'un court séjour à Madrid. Il reçut
ses passe-ports le S décembre 'tS68, deux mois après son arrivée, avec ordre
de retourner immédiatement en Italie, par la route de Valence et de Barcelone.
Comme Cervantès assure lui-même qu'il servit à Rome le cardinal Acquaviva,
en qualité de camarero ( valet de chambre ), il est probable que le nonce ro-
main, auquel le jeune Miguel put être présenté parmi les poëtes du catafalque
de la reine, le prit en affection, et que, touche de sa détresse non moins que
de ses talents naissants, il consentit à l'admettre dans ce qu'on appelait alors