

Title : L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche. T. 1 / par Miguel de Cervantès Saavedra ; trad. et annoté par Louis Viardot ; vignettes de Tony Johannot...
Author : Cervantes Saavedra, Miguel de (1547-1616)
Publisher : J.-J. Dubochet (Paris)
Date of publication : 1836-1837
Contributor : Viardot, Louis (1800-1883). Traducteur
Contributor : Johannot, Tony (1803-1852). Illustrateur
Type : monographie imprimée
Language : French
Format : 2 vol. : ill. ; in-4
Format : application/pdf
Copyright : domaine public
Identifier : ark:/12148/bpt6k103258c
Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, Rés. m-Y2-1043 (1)
Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb319212337
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb319212337
Provenance : bnf.fr
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brûlât tous ceux
qui existaient. La reine Jeanne promit une loi, qui ne fut point rendue
Mais ni les déclamations des rhéteurs et des moralistes, ni les anathèmes
des législateurs ne purent arrêter la contagion. Tous ces remèdes furent
impuissants contre le goût du merveilleux, contre ce goût dont Ye raisonne-
ment, la science, la philosophie, ne peuvent complètement nous faire triom-
pher. On continuait à faire et à lire les romans de chevalerie. Des princes, des
grands, des prélats en acceptaient la dédicace. Une sainte Thérèse, très-affec-
tionnée, dans sa jeunesse, à cette lecture, composait un roman chevaleresque,
avant d'écrire le Chdteau intérieur et ses autres ouvrages mystiques. Un
Charles-Quint dévorait en cachette le Don .Bc&n:~ de ~MM, l'une des plus
monstrueuses productions de cette littérature en démence, pendant qu'il rendait
contre elle desdécrets de proscription; etiorsquesastsur, la reine de Hongrio,
voulut fêter son retour en Flandre, elle ne trouva rien de mieux à lui of&ir,
dans les fameuses fêtes de Bins (') 549), que la représentation vivante des aven-
tures d'un livre de chevalerie, dans laquelle prirent des rôles tous les sei-
gneurs de la cour, y compris l'austère Philippe II. Ce goût avait pénétré jusque
danslesdoitres) on y lisait, on y composait des romans. Un moine franciscain,
appelé Fray Gabriel de Mata, fit imprimer, non pas au treizième siècle, mais
en 1589, un poëme chevaleresque dont le- héros était saint François, le patron
de son ordre, et qui avait pour titre, le cAec~er~lM~M ( el c<~<:Mero
.dsisio ). Sur le frontispice était gravé le portrait du saint, achevai et armé
Votd quelquea pMMgea de cette curieuse pëtMon
« Nom dhen<, en entre, qa'ett tre~notoïre le dommage qu'a fa)t et que fait
o dent cea royaumes, aux Jeunet gens et aux jeunes ultet, la teeture de) livres de men-
songea et de vanlltls, comme sont ~ma<&'t et tous tea livres du même genre composés
x depuis celui-là Car, comme les jeunee gens et te) jeunet BUei, par tenr ottt
vête, t'occupent prtnotpttement à cela, ils prennent sott h cet reveriet et aux ete-
nemenM qa'U< M
et autretvtMtet; et, une fo)< qu'Ut en ont pris le fjoùt, si quelque événement vient
4 t'ctfttr, ils t'y jettent & brtde abattue, Mon pha que s'tk ne l'avaient pas lu. Et
Men souvent la mère hbm sa fille enfermée dans la maison, croyant la )atMer dans
!a retraite, et celle-ci reste à lire de semblables tivre!, al bien qn'M vaudrait mieux
que la mère l'edt emmende avec elle. Et cela ne tourne pM seulement au prejadtce
» et à t'irrëverenee des pemonnM, mai* au grand détriment de< consciencet car, ntua
» on t'anecttonne à cea vanités, plus on t'etotpte de la doctrine sainte, v~rttabteet
chrétienne. Et pour remède au mal susdit, nous MppttoM votre majMhi d'or-
donner,
te lise ni ne t'imprime, et que ceux qui exbtent aujourd'hui soient recuetith et
brût~ ctr, faisant cela, votre mejettë fera grand service à Dieu, en otant aux
geM la lecture de ces !!vrM de vnntte), et en les réduisant à lire des livres religieux
qut ëdtuent les tmes et réforment les corps et votre miette fera à ces royaumes
» grand bien et faveur, f