Home Plain text
Text mode Audio mode
page LXII (screen 66 of 574)
Next page Previous page  
  Last page First page


Ixij IHTtODCCTTOS, Il.

retentissement, et y fit éclater une joie, un enthousiasme
que notre auteur dépeint trop vivement pour ne les avoir
pas ressentis lui-même au plus haut degré. Rien de plus
naturel, ce me semble, que de supposer que c'est sous l'im-
pression de ce grand événement qu'il a pris la plume. De
la mort de Simon au siège de Toulouse par Louis, fils du
roi de France, il y a près de douze mois. On ne s'étonnera
pas que cet espace ait suffi, et au delà, à notre poète pour
composer environ 7000 vers, si on fait attention qu'il n'a
pas perdre son temps à recueillir des renseignements.
En effet, il peint avec de tels détails que presque partout
on sent qu'il a voir ce qu'il raconte, et au contraire cer-
tains événements importants ceux apparemment aux-
quels il n'avait pas assisté sont entièrement passés sous
silence. Enfin ce n'est pas non plus sa rédaction, incorrecte
et négligée, rencontrant de temps à autre les grands effets
par instinct, sans les avoir préparés, qui a lui coûter
beaucoup de temps.

Les tendances de notre poète anonyme sont tellement
claires et si fortement accentuées, que nous n'avons pas
besoin, pour être en état d'apprécier sa valeur en tant
qu'historien, de savoir pour qui il a composé, quel a été son
protecteur. Qu'il ait être en très bons termes avec les
principaux adversaires de la croisade, on le voit de reste.
Mais il serait pourtant utile pour l'histoire littéraire de
savoir s'il était plus particulièrement attaché à l'un d'entre
eux, comme c'était le cas de tant de troubadours et de
trouvères. Malheureusement, ici encore, comme pour son
nom et pour son origine, nous sommes loin d'être bien
renseignés. Il y a un vers (7133) où, parlant de Rogier
Bernart, flls du comte de Foix, notre auteur s'exprime
Text mode Audio mode
page LXII (screen 66 of 574)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text