lij IKTIODDCTION, § vm. détails intéressants sur plusieurs d'entre eux. Celui qu'il met le plus en évi ience est Guillaume de Contre', de qui il parle avec assez de complaisance pour qu'on puisse croire qu'il l'a connu personnellement', et qui paraît en réalité avoir été l'un des meilleurs lieutenants de Simon de Mont- fort, encore bien qu'il soit fort peu question de lui chez les autres historiens de la croisade. Mentionnons encore les détails sur le concile d'Arles8, et surtout l'exposé animé, pré- senté avec un certain art ce qui est rare chez Guillem de Tudèle, des conditions imposées au comte de Toulouse et des sentiments avec lesquels la sentence du concile fut accueillie par les populations 4. En somme, sur plusieurs points, G. de Tudèle est une source unïque pour la plupart des faits de la croisade, il nous offre un témoignage honnête, et toujours digne d'être pris en considération. L'autorité de ce témoignage ne résulte pas seulement de la valeur des informations recueillie, elle s'accroît notable- ment de cette circonstance que le récit a été visiblement rédigé au fur et à mesure des événements. Nous avons sous les yeux, non point la rédaction de souvenirs anciens, par- tant plus ou moins confus, mais l'impression produite par des faits tout récents sur un homme d'un esprit médiocre, mais attentif et sincère. Il est impossible que G. de Tudèle n'ait pas rédigé pour ainsi dire au jour le jour l'histoire de la croisade, puisqu'il s'est arrêté au commencement de l'an- née 1213 et qu'il s'était mis à l'oeuvre, comme on l'a vu dans le chapitre précédent, dès 1210. Mais on peut encore, ce 1. V. 831 et suiv. 2. Voy. Il, 43 n. 2, et les Additions et corrections. 3. Voy. notamment v. Il 10-1, 1130-2, 2733-8. 4. Tirades LIX, LXI.