xlij iimoDucTioii, § vm. tion. L'armée des croisés, au début de la guerre, est plus con- sidérable que celle de Ménélas 1. Le sac de Béziers lui rappelle l'incendie de l'abbaye d'Origny, qu'il désigne fort impropre- ment par ces mots « une riche cité située près de Douai Carcassonne lui rappelle la légende de la tour qui s'in- clina devant Charlemagne3. Il compare son protecteur, le comte Baudouin, à Olivier et à Rolant4. Un combat, d'assez médiocre importance, évoque en lui le souvenir des batailles livrées par Rolant, ou par Charlemagne, qui vainquit Agolant et conquit Galienne 5. La plus intéressante de ces allusions se rencontre à la suite du prologue, là où G. de Tudèle, entrant en matière, s'exprime ainsi « Seigneurs, cette chanson est faite dans « la même manière que celle d'Antioche, et selon la même « mesure, et elle a le même air, pour qui sait le dire 6 Bien qu'il y ait dans ce passage un mot dont le sens précis n'est pas tout à fait assuré, l'idée générale est néanmoins assez claire c'est en somme que l'auteur a emprunté la forme de son poème à la chanson d'Antioche. Nous verrons dans le chapitre de la versification ce que cette forme offre de parti- culier. Présentement nous devons nous borner à noter l'allu- i. V. 425-8. 2. V. 514-6. Guill. de Tudèle ajoute Puis l'en blâma fort sa mère Alazais Dans l'unique texte de Raoul de Cambrai qui nous soit parvenu, c'est avant l'expédition d'Origni, et non après, qu'Aelis adresse à son fils des représentations (éd. Le Glay, p. 48), et entre l'incendie d'Origni et la mort de Raoul il n'y a aucune entrevue de la mère et du fils. Guillem aura été mal servi par ses souvenirs, ou peut-être connaissait-il une rédaction différente de la nôtre. 3. V. 562-6 cf. la note du texte et celle de la traduction. 4. V. 1643. 5. V. 2068-72 voy. la nota de la traduction. 6. V. 28-31.