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xxxvj iRTiODUcnon, m.

de Toulouse lui donna la conduite de la guerre qu'il faisait
aux princes des Baux'. Baudouin s'y distingua; mais,
malgré sens succès, malgré une maladie contractée pendant
cette campagne, il n'obtint pas m5me un apanage digne de
sa naissance.

Ces événements se passaient avant la guerre des Albi-
geois, et par conséquent 0. de Tudèle n'en fait pas mention.
Toutefois il confirme les paroles de G. de Puylaurens lors-
qu'il nous dit que Raimon n'eut jamais d'affection pour son
frère, « ne voulut lui rien donner, comme on fait à un frère,
« ni l'honorer en sa cour Il. Si on n'avait que le témoi-
gnage de G. de Tudèle, l'inimitié de Raimon pour Baudouin
paraîtrait assez justifiée, car la remarque de notre Guillem
se produit peu après le récit de la prise de Montferrand,
qui, malgré les efforts du narrateur pour présenter les faits
sous des couleurs favorables à son patron, n'est pourtant
pas entièrement honorable pour celui-ci. On y voit en effet
que Baudouin, chargé par son frère de la défense du château
de Montferrand, capitula après un premier assaut, et dès
lors fit cause commune avec les croisés*. Il ne serait donc
pas étonnant que Raimon lui en eût gardé rancune. Mais
nous avons vu par G. de Puylaurens que la mésintelligence
était antérieure & ces événements.

Baudouin, de tiède vassal du comte de Toulouse, étant
devenu pantisan de Simon de Montfort, prit part à la bataille
de Muret, qui pour un temps anéantit les espérances des
Toulousains. Mais l'année d'après, au mois de février 1214,
t. Le traité qui mit fia Il cette lutte, au bas duquel figure le
nom du comte Baudouin, est de juillet 1210 (Vaissète, III, 196,
et pr. n' xcvm).

2. Voy. la laisse LXXVII.

3. Cf. Guill. de Puylaurens, ch. xvm.
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