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IirrtODBCTlOH, § v. xxj

A part Aubri de Trois-Fontaines, les chroniques géné-
rales ne donnent sur la croisade que des indications som-
maires dont il y a rarement quelque profit à tirer. Ça et
pourtant un mot on sent l'impression des contemporains,
comme ce passage de la chronique de Saint-Aubin d'Angers
il est dit que les croisés firent un carnage effroyable des
hérétiques et des catholiques « qu'ils ne'purent discerner' »,
funèbre commentaire du mot attribué au légat Arnapt
Amalric par Césaire de Heisterbach Cœdite eos, novit
enim Dominus qui sunt ejus.

Il est encore un contemporain qui n'est pas un chroni-
queur, qui n'a point écrit de lettre ni de relation quelconque
au sujet de la croisade, mais qui cependant a occasionnelle-
ment glissé quelques témoignages précis et sûrs en des
ouvrages on ne s'attendrait guère à les rencontrer. Ce
contemporain est Jean de Garlande, grammairien du
xnie siècle, dont la vie et les écrits ont été l'objet de nom-
breuses recherches qui n'ont pas encore épuisé la matière.
Jean de Garlande était en Angleterre, mais il avait
étudié et professé à Paris et de plus il passa une partie de
sa vie à Toulouse, il professa dans l'université fondée en
1229 par l'évêque Folquet et par le légat du pape C'est
sans doute qu'il commença son poème De Triumphis
Ecclesiœ, écrit à diverses époques et terminé à Paris vers
1252', au milieu de matières aussi diverses que mal
ordonnées se trouvent quelques données intéressantes sur la
guerre des Albigeois, notamment dans les livres IV et V.
1. Voy. II, l88, note

2. Voy. V. Le Clore, /lisl. ligt., XXI, 372; Hauréau, Notices et
cxlrails des mss., XXVII, Il, 75.

3. Voy. V. Le Clore, Uist. litt., XXII, p. 89-95.

4. Ibid., p. 95.
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