1KTR0DCCTI0H, § IV. xvij i b n'étaient pas très-familiers avec le poème; peut-être aussi parce qu'elles ont trait en général à des faits assez insigni- flants. Mais c'est précisément parce que ces faits sont le plus souvent des détails sans importance, qu'il me paraît assez peu probable que la tradition les ait conservés jusqu'au temps où écrivait l'ancien chapelain de Raimon VII, vrai- semblable au contraire que celui-ci les a pnisés dans le poème. Voici celles de ces rencontres qui m'ont frappé. Les conditions de la capitulation de Carcassonne furent que les habitants auraient la vie sauve, mais on les dépouilla de tout. Sur ce point, tous les témoignages sont d'accord. Ils quittèrent la ville nus, selon Pierre de Vaux-Cernai, « nil secum prseter peccata portantes. » G. de Puylaurens nous dit qu'ils durent sortir en chemise et en braies 1; et c'est précisément l'expression dont se sert Guillem de Tudèle, v. 754. Dans la phrase suivante, Guillaume de Puylaurens, par- lant du vicomte de Béziers qui resta comme otage au pouvoir des croisés, s'exprime ainsi Il mourut peu de temps après « de la dyssenterie, et l'on répandit ce sujet plusieurs « impostures en disant qu'il avait été tué à dessein. » C'est exactement ce que dit G. de Tudèle à la fln de la tirade xxxvn. La prise de Lavaur et les exécutions qui eurent lieu en- suite sont contées d'une façon presque identique dans les deux ouvrages2, mais comme il s'agit d'un événement important, la coïncidence n'a pas de quoi surprendre. La bataille de Muret est racontée avec des circonstances fort différentes par le poète et Guill. de Puylaurens, ce 1. Ch. xiv. 2. G. de Puylaurens, fin du ch. xvn; G. de Tudèle, tirades LXVIII à LXXI.