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rvj INTIODUCTIOR, IV.

qui, après le concile de Latran, se produisit en faveur du
comte de Toulouse, il dira que jusqu'à ce jour l'armée catho-
lique, qui avait poursuivi par tous les moyens l'extirpation
de l'hérésie, avait été victorieuse lice point qu'un seul croisé
pouvait pour ainsi dire mettre en fuite mille ennemis. Mais
Simon commet la faute de partager le Languedoc entre ses
chevaliers, ceux-ci ne songent qu'à s'enrichir, et dès lors
« Dieu les abreuva du calice de sa colère,. il attribue à la
vengeance divine la mort du Français Foucaut de Berzi,
homme orgueilleux et d'une atroce cruauté., » et il voit
dans les désastres subis par les croisés en 1220 et 1221, non
pas aucune bienveillance de Dieu envers les ennemis de la
croisade, mais la preuve de sa colère contre les croisés eux-
mêmes 3 D'ailleurs Guillaume est aussi convaincu que Pierre
de Vaux-Cernai de la légitimité de la guerre en elle-même,
du devoir qui s'impose aux catholiques d'exterminer les
hérétiques. La différence d'appréciation entre lui et Pierre
ne porte que sur un point Pierre ne voit dans son parti
aucun acte blâmable; Guillaume en découvre un grand
nombre. Il n'a point de parti pris d'admiration ou de blâme.
En cela consiste sa modération.

Je ne quitterai pas Guillaume de Puylaurens sans appeler
l'attention sur une circonstance qu'il est particulièrement à
propos de signaler ici. Je veux parler de certaines rencontres
qui donnent à croire que Guillaume a connu le poème de la
croisade. Ces rencontres n'ont pas été remarquées jusqu'à
présent, peut-être parce que les auteurs qui ont traité
du chroniqueur latin, ou ont fait usage de sa chronique,
1. Ch. xxvu.

2. Ch. xxx.

3. I6id.
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