LE SAC AU I)OS. 4a écrite en caractères sanglants sur toute la ligne des Py- rénées. L'armée française, chassée d'Espagne, s'était retranchée sur toutes les hauteurs couronnées de redoutes, et occupait un immense triangle dont Irun, Saint-Jean Pied-de-Port et Pampelune formaient les sommets, triang1e trop étendu pour une armée faible et décimée qu'attaquaient avec rage les Anglo-Porlugais, avec des troupes fraîches, nombreuses et sans cesse renouvelées. Soult, à qui Napoléon avait confié le périlleux honneur de défendre nos frontières, n'avait en réalité que 15,000 hommes à opposer aux 50,000 alliés commandés par 'Vellington. Le reste de notre armée se composait de simples conscrits. Tous, du reste, étaient clémoralisés par nos défaites successives. L'attaque générale contre nos retranchements eut lieu le 7 octobre 1813. Pendanlla nuit, un orage éclata sur la Rhune avec une violence incroyable, qui força les Français à abandonner leurs positions et à uedescendre jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa. Vellington, au con-