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LE SAC AU DOS.

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encore respirable, puisqu'il avait en trop grande quantité'de l'acide car-
horliqne, élément vital des végétaux, mais destructeurde la race animale.
Ces plantes splendides à la floraison luxuriante ont commencé
l'absorption de ce gaz carbonique qu'ils ont changé en gaz oxygène.
Une fois l'air changé, le limon terrestre a produit les premiers ani-
Ce n'étaient encore que des morceaux de calcaire, ou de boue
desséchée, pétrifiée, vitrifiée, à travers lesquels perçait la vie. Ceux
(lui sont restés dans l'eau se sont vus forcés de garder leurs coquil-
les, de cet amas calcaire qui forme les assises des continents les-
quels s'appuient sur le fond des mers les autres dont la terre était
le partage se sont peu à peu dépouillés de leurs coquilles. Le pois-
son a être, comme le serpent, un des premiers animaux issus de
cette famille de crustacés, chez qui la géologie place le siége de la
première vie animale.

L'homme est-il sorti de ce fouillis inextricable de matières,' de
végétaux et d'animalcules produits hybrides d'une vitalité cephémère?
Non, pour plusieurs raisong.

La première et la plus importante, c'est qu'il nous faudrait nier les
hases de notre religion et l'existence d'un Dieu créateur; la deuxième
est qu'on trouve bien dans les couches de la troisième époque des
preuves qu'une race humaine a existé, mais on n'a pas encore dé-
couvert cette pierre philosophale de la géologie, l'homme fossile.
Les ossements trouvés et avec lesquels on a constitué des êtres con-
temporains du déluge ne prouvent rien, du moins pour les époques
précédentes, dont les couches des terrains secondaires et même ter-
liaires attestent d'autres bouleversements de la terre, dus à des cau-
ses diluviennes.

Non, l'homme proprement dit, cette créature pétrie par la main de
Dieu, faite à son image et dotée d'une âme, n'existait pas encore. Ce
squelette d'une grande salamandre trouvé par un savant allemand
dans les houillères d'OEningen, n'avait rien de l'homme témoin du
déluge. « Il est hors de doute aujourd'hui que ces ossements col-
portés dans toute l'Europe sous le nom de « restes du roi Teutobo-
chus, » appartenaient à quelque mastodonte, dans le genre de ceux
qtip- des fouilles incessantes font découvrir chaque jour, incrustés au
milieu des houilles ou des pierres ils ont trouvé une tombe et qui
les enveloppent comme d'un suaire.
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