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LE SAC AU DOS.

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ont changé de place. Il s'ensuit que le sol est i~astable et que seul
le niveau des mers change lentement, sauf à prévoir un nouveau,
déluge.

La conclusion est précise. Si, entre les dépôts de deux couches'
consécutives, des espèces animales ont eu le temps d'apparaître, de
croitre, de décroître et de s'éteindre, ces dépôts, ont dû, non-seule-
ment mettre longtemps à se former, mais souvent aussi être' séparés
par des durées considérables. Il s'est donc écoulé avant l'arrivée de
l'homme sur la terre des temps immenses. Pendant ces,temps se
sont succédé les multitudes d'espèces éteintes d'animaux et de végé-
taux dont les fossiles ont laissé dans ces couches superposées qui
constituent le fond des mers successives, leur substance et leur forme
après des myriades de siècles écoulés.

Mais qu'était le globe, d'où venait-il, avant la naissance de l'homme?
Il y a plusieurs hypothèses. Voici la meilleure

Il ne faut pas se dissimuler que la terre est le plus petit des mondes
visibles ou invisibles qui peuplent l'espace, un atome perdu dans
l'immensité, un bolide lancé par le cratère en éruption du volcan d'un
soleil naissant ou d'une comète en évolutions.

On suppose, on est à peu près certain, que dès l'origine la terre n'a
été qu'un aérolithe ou plutôt un morceau de lave en fusion lancé dans
le vide et forcé par l'impulsion qui lui a été donnée de décrire un
cercle on une ellipse. La trajectoire dans le vide ne peut être une
ligne droite. Là, il n'y a plus attraction et le corps lancé tend tou-
jours à revenir à son point de départ de l'évolution elliptique de ce
morceau de lave qui se nommera la terre.

Ce globe en feu commence à se refroidir. En se refroidissant, il
forme d'abord de la fumée, puis de la cendre. Cette fumée pr oduit la
première goutte d'eau et commence l'atmosphère. La cendre mouil-
lée par l'eau extérieure et séchée par le feu intérieur se durcit peu à
peu. Voilà la première couche terrestre, le premier limon, les pre-
mières eaux. Nous sommes au chaos. Et déjà, pour arriver à ce chaos,
que de siècles écoulés

Il n'y a pas encore d'air, mais il y a de la boue et de l'eau. De
les animaux et végétaux aquatiques trouvés dans les terrains que
Cuvier appelle les terrains primaires et que Buffon appelait les ar-
chives du monde.
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